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Projet de création du parc naturel régional de la Bresse bourguignonne : "2025 peut être un objectif raisonnable"

1) Un parc naturel régional (PNR) est un espace dans lequel sont poursuivis trois objectifs : le développement économique, la protection de la nature, des paysages et du patrimoine culture et l’accueil du public. C’est en raison de la qualité de l’ensemble de ce vaste territoire (le Pays de la Bresse bourguignonne compte à lui seul 88 communes) que nous devons nous engager dans cette voie. C’est par ailleurs, une démarche volontariste qui implique l’adhésion des habitants et  des communes, lesquelles devront donner leur accord ; C’est une véritable chance pour la Bresse et nous devons la saisir.

2) C’est un outil qui doit être expliqué notamment pour éviter qu’il ne soit confondu avec un parc national. Le mot parc peut en effet prêter à confusion et laisser penser qu’il s’agit d’un dispositif contraignant, ce qui n’est pas le cas. Les rencontres que j’ai organisées en lien avec les quatre présidents de communauté de communes ont permis de clarifier cela. Il en est résulté un vote très favorable puisqu’au sein du Pays, 27 voix (sur 34) se sont exprimées pour le parc. J’ai par ailleurs recueilli de nombreuses adhésions parmi les communes qui ne sont pas représentées directement au syndicat mixte du Pays.

3) Ce qui fait la différence entre un PNR et un parc national, c’est justement l’absence de réglementation générale dans le premier cas. Un parc régional, c’est d’abord une institution sans contrainte. Les orientations et les mesures sont contenues dans une charte élaborée en commun, de nature conventionnelle, donc, le contraire d’une réglementation. Et, dans ce processus, les agriculteurs ont évidemment toute leur place.

4) L’étude de faisabilité doit permettre de définir en premier lieu un périmètre pertinent au regard des objectifs poursuivis (développement, protection et accueil du public) et de la cohérence de l’ensemble. Concrètement, on va partir du territoire du Pays et s’y ajouteront vraisemblablement des communes voisines du Jura, voire de l’Ain.

La réunion du 19 juillet dernier, organisée avec les communes limitrophes, par le président du Pays, a permis de constater leur grand intérêt pour le projet de parc.

5) C’est un processus long. Nous avons gagné du temps en faisant porter le projet par le Pays. L’étude sera engagée avant la fin de l’année 2019 et d’ici deux ans, nous y verrons plus clair. Il faut préciser que le temps de l’étude, n’est pas un temps mort mais au contraire une phase dynamique de réflexion et de projets au cours de laquelle sera affirmée l’ambition de notre  territoire. Et si vous tenez à une date, disons que 2025 peut être un objectif raisonnable.