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Assemblée générale de l'association "Le Pont" à Chalon-sur-Saône

Assemblée générale de l'association "Le Pont" à Chalon-sur-Saône

L’assemblée générale de l’association "Le Pont" s'est tenue lundi à Chalon-sur-Saône. Le président Jean-Amédée Lathoud, en présence de son directeur général, Gilles Vulin, et des membres du bureau,  a rappelé  le rôle essentiel de cette structure qui comprend désormais "La Croisée des chemins", association bien connue et active depuis des années dans ce domaine. Le département est divisé en quatre territoires d'intervention, dont un englobant Chalon, Tournus et Louhans.

L’association compte au 31 décembre 2020, 313 salariés (71 % de femmes), soit une augmentation de 27 %  par rapport à 2019, qui s'explique par la fusion-absorption de "La Croisée des Chemins". "Le Pont" accompagne les adultes - avec ou sans enfants - les plus démunis, précaires, les personnes exclues ou dans la grande pauvreté et les victimes des violences intra-familiales. L’an dernier, 13 000 personnes ont ainsi été accompagnées afin de retrouver une autonomie en matière d’hébergement, de logement, d’accès au droit, de santé et d’emploi.

Le président a fait le point sur l'immobilier nécessaire pour accueillir à la fois les plus démunis et le personnel de l’association. Il a été rappelé qu’à Louhans, face à l’impossibilité d’emménager dans les locaux de la Chapellerie, l’accueil de jour des personnes ne se fait pas de manière satisfaisante. Enfin, plusieurs salariés de l’association ont fait un bilan des actions et des enquêtes qu’ils ont pu mener, et notamment sur le lien affectif des plus démunis avec leurs animaux de compagnie qu’ils considèrent comme leur seule famille.

J'ai rappelé dans ma courte intervention toute l'importance de cette association reconnue d'intérêt général, laquelle permet l'accueil et l'accompagnement des plus démunis. Cette précarité qui existe sur nos territoires doit faire l'objet d'une politique d'accueil, et les collectivités locales concourent pour la très grande majorité d'entre elles à cette action. Le nombre de personnes précaires, se situant en dessous du seuil de pauvreté (50 % du niveau de vie médian*) a augmenté dans notre pays, passant de 4,9 millions à 5,3 millions en cinq ans.

* Selon l’INSEE, un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre si les revenus dont il dispose sont inférieurs à 60 % du niveau de vie médian de la population. Ce niveau de vie médian est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population française. La France privilégie ce seuil de 60 %, mais publie également des taux de pauvreté en référence à d'autres étiages : 40 %, 50 % ou 70 %, etc.
En 2021, une personne est considérée comme pauvre si ses revenus sont inférieurs à 1.063 euros par mois.