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Inauguration de l’Espace santé services à Sennecey-le-Grand

Inauguration samedi dernier, rue des Mûriers à Sennecey-le-Grand, de l'Espace santé services. Construit avec la Semcoda, ce bâtiment fonctionnel, dessiné par le cabinet d'architecture louhannais Arcade 26, regroupe en un même lieu quatre médecins, une dentiste, une infirmière libérale, une psychologue, un laboratoire d'analyses et les associations d'aide à domicile ASSAD et ADMR.

Lors de mon intervention, j'ai fait valoir l'utilité de mettre en place des structures d'accueil des professionnels de santé. Les collectivités locales se sont saisies depuis plus de quinze ans de cette problématique des déserts médicaux et du souhait d'un travail en équipe exprimé par le monde médical. C'est ainsi que la Bresse et le Tournugeois comptent des maisons de santé réputées, lesquelles ont permis la venue de praticiens attendus localement. Ces maisons de santé avec des médecins qui ont accepté de suivre des formations, accueillent des stagiaires et vont même chercher les internes jusque dans les facultés de médecine. Ces efforts renforcent l'attractivité de ces structures qui développent, au-delà de l'hébergement, une vraie politique partagée de santé sur le territoire.

Un vrai regret toutefois : ce centre de Sennecey-le-Grand, qui s'est construit sans les préconisations de l'Agence régionale de santé, ne comporte pas d'accueil pour un stagiaire, ni ne prévoit un travail collectif des professionnels de santé. Il est donc, à ce stade, une opération immobilière permettant d'héberger plusieurs médecins qui étaient installés dans la commune, pour un loyer attractif de l'ordre de 800 euros.  La communauté de communes assure d'ailleurs l'entretien des locaux pour 30 000 euros par an et loue une grande salle à la Semcoda, ce qui a pour effet de limiter la charge locative des médecins. 

Les associations ASSAD et ADMR, dont le caractère d'intérêt général n'est pas à démontrer et dont nous souhaitons ardemment le maintien des prestations de service effectuées sur le territoire, ont toute leur place dans un centre de santé. Disons ici notre reconnaissance à  leur  armée de  bénévoles et  professionnels. 

En conclusion, il me fallait rappeler les chiffres préoccupants en matière de désertification rurale en France (un tiers du territoire est concerné, soit 8,1 millions de personnes) et en particulier en Saône-et-Loire (1 800 patients par médecin en moyenne contre 800 à 900 au niveau national), et affirmer que les nombreuses initiatives prises localement ne pouvaient que venir compléter une politique de santé nationale, dont les orientations actuelles comme celles du précédent quinquennat, ne résolvent pas les problématiques de santé. C'est par une régulation des médecins sur le sol national que nous parviendrons à garantir un égal accès aux soins pour tous.