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Inauguration des travaux du local de l’ASTI de Chalon-sur-Saône

Ce vendredi 4 octobre dernier, nous étions au quartier du stade, à Chalon-sur-Saône,  pour inaugurer  les locaux  rénovés de L’ASTI, l’association de solidarité avec tous les immigrés.
Cette rénovation a été rendue possible grâce à l’aide de l’enseigne dijonnaise du magasin de meubles suédois, Ikea.

L'ASTI a ainsi bénéficié de tables, placards de rangement, d'un espace de convivialité et de peintures refaites qui lui permettent d’accueillir dans un lieu  clair et apaisant les nombreuses personnes qui viennent pour y apprendre la langue française, bénéficier d'accompagnement pour les demandes d’asile, titres de séjour ou encore d'une aide à l’insertion professionnelle. Ce sont près de 300 personnes chaque semaine qui passent voir les responsables de cette association.

Ce travail est remarquable, il est fait avec discernement, dans un esprit de solidarité et de volonté d’aider les réfugiés à s’en sortir.

Lors de l’inauguration, j’ai dit tout le bien que je pensais de ce travail, qui d’autre pourrait le faire de cette manière ? L’action des associations doit être encouragée et félicitée et c’était aussi la raison de ma présence vendredi soir.

C’est dans ce cadre que nous avons évoqué le débat sur la politique migratoire de la France et de l’Europe qui s’est déroulé dans l’indifférence et la réticence de nombreux parlementaires, parce que de débat, il n’y en avait pas en réalité. La succession des prises de parole ne constitue pas un débat.

Sur cette vaste question, je ferai pour terminer, quelques remarques :

-La question migratoire doit se fonder sur la réalité des chiffres et les travaux des chercheurs.

-La France est loin d’être le premier pays d’Europe qui reçoit le plus de demandes d’asile. En rapport avec notre population, la France se situe au 11e rang pour les demandes d’asile (17e si on considère les droits accordés).

-Les droits ouverts aux migrants, même en situation irrégulière, sont à peu près équivalents en France à ce qu’ils sont chez nos voisins. Est-ce à dire que rien ne doit changer ? Non. Fermer les yeux sur les dysfonctionnements, c’est aussi entretenir le terreau sur lequel prospèrent les préjugés.

-Le droit d’asile est malmené à la fois par les règles absurdes de l’accord de Dublin et par l’incapacité de l’administration à gérer les flux actuels

-Les conditions d’accueil sont déficientes et des moyens insuffisants, pour permettre l’accompagnement des réfugiés

-Plusieurs causes à ces dysfonctionnements : le règlement de Dublin, l’engorgement des services de l’OFPRA, l’insuffisance des structures d’accueil, l’absence de partenariat avec les communes , des expulsés non expulsables parce que les délais de traitement sont si longs qu’ils interviennent quand les enfants sont nés, scolarisés, intégrés.